N°8 BAM, les fourmis sont dans les rues

Après des mois de travail acharné, de maquettes jetées et recommencées, d’articles supprimés et retapés, et surtout, après des semaines de démarchage commercial, on y était. Preum’s allait être distribué. D’ici quelques heures, des hôtesses envahiraient la ville pour distribuer gratuitement, directement devant les écoles, des centaines de magazines.

Bon, en vrai, il ne s’agissait pas vraiment d’hôtesses. Parce que, le premier mois, faut dire qu’on avait pas du tout les moyens. Et puis, quand vous bossez depuis des mois sur un projet, c’est aussi un peu compliqué de déléguer la tache primordiale à de parfaits inconnus.

Ni une ni deux, Clara et moi avons fait jouer notre réseau. « Allo, coucou, tu serais disponible pour venir à Bordeaux distribuer le mag devant les écoles de 8h à 8h30? ». Vous vous en doutez, ceux qui ont répondu présents, c’était les vrais de vrais. Nos parents, nos frères et soeurs et nos amis de l’amour. Le seul petit hic, c’est que tous, sans exception, venaient de Paris.

Il a donc fallu : les loger, les dispatcher, les véhiculer, les orienter. C’était le bordel. Mais c’était un joyeux bordel.

La première distribution s’est déroulée à merveille. Tout comme les cinq suivantes, d’ailleurs. Les parents étaient ravis, les enfants, plus encore. On avait même du mal à y croire. On avait appréhendé un accueil glacial, à cause de la publicité, ou tout simplement de la démarche. C’était tout le contraire qui se produisait. Les directeurs d’écoles sortaient pour nous féliciter. Ils saluaient la qualité du magazine, l’initiative du projet. Les parents le prenaient, le feuilletaient, et souriaient. Les enfants étaient intéressés, intrigués, pressés.

Pour nous, c’était déjà quelque chose. On avait un sentiment de victoire, si minime soit-il. D’aboutissement.

 

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La fourmi dans les médias 

La semaine de la sortie, je pense qu’on a dû dormir moins de 10 heures. En 5 nuits. Alors qu’on avait pris énormément de temps pour construire le projet, d’un coup, tout s’accélérait. On recevait des dizaines de mail par jour, et presque autant de coups de fils. Des particuliers qui souhaitaient se procurer le mag, des enseignants qui en voulaient pour leurs établissements, des mamans qui l’avaient loupé à l’école. Et des médias. En une semaine, nous avons eu des dizaines d’interview, radio, télé, presse écrite. À aucun moment, pourtant, on ne s’était imaginé qu’on pouvait intéresser la presse. Pas à ce point. Pas comme ça. Pas si vite. On l’espérait, mais sans le prévoir.

Les retours étaient dithyrambiques; notre confiance, gonflée à bloc.

Pour nous, le calcul était simple : le produit est bon, il plaît aux enfants, séduit les parents, déchaîne les médias. Comment ne pourrait-il pas convaincre les annonceurs ?

 

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