N°7 Uppercut en pleine face

À la veille de la sortie officielle du premier numéro de Preum’s, Clara et moi avons pris un claque. Du genre revers, bien fort, bien sec, bien violent.

On avait tenté, quelques semaines avant, d’intégrer l’accélérateur de start-up du groupe Sud Ouest. On avait passé les épreuves de sélection, puis le grand oral. C’était pas les JO, mais presque. Pour nous, l’enjeu était colossal. On avait la possibilité d’utiliser le nom, les connaissances et le réseau d’un grand groupe de presse locale. On était certaines que, couvées par de tels mentors, nous ne pourrions qu’exploser. Sauf que voilà, après l’oral, on a vite déchanté. Bon, on a pas été prises, vous l’aurez compris. Mais on a quand même voulu savoir pourquoi, de sorte à progresser et nous améliorer.

C’est là qu’arrive la gifle.

Après plusieurs jours d’attente, un des membres du jury nous a appelé. Il était censé nous expliquer les raisons pour lesquelles nous n’intégrerions pas l’accélérateur. Au lieu de ça, il nous a humilié.

« Votre projet est vide. »

« Votre magazine ne présente aucune ligne éditoriale construite. »

« La maquette est risible, la mise en page incohérente. »

« Tout au plus, votre projet relève de l’associatif. »

« On ne sait même pas s’il s’agit d’un magazine pour enfants ou pour adultes. »

Ses propos étaient violents, et son ton, teinté de méchanceté.

On a eu mal. On a pris cher. Mais on ne s’est pas démontées. Pas le choix. Le lendemain, Preum’s était dans les rues, distribué devant 50 écoles primaires de la ville.

 

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