N°5 Accepte les compliments, essuie les refus

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Pour financer un magazine gratuit, il faut évidemment de la publicité, mais pas que. Il est aussi possible d’obtenir des financements, des aides de l’État, de la région, du département, ou même de la ville. La plupart des gratuits, d’ailleurs, est largement subventionnée. Sauf que, contrairement à nous, ces mêmes journaux sont majoritairement détenus et gérés par de grands groupes, implantés depuis la nuit des temps dans le paysage de la presse française.

Preum’s, lui, n’appartient pas à un grand groupe. Preum’s n’existe pas depuis la nuit des temps. Preum’s, c’est rien que nous, Sara et Clara. Rien que nous pour tout, rédaction, mise en page, communication, démarchage commercial…

Mais peu importe, on a tenté. Tenté d’obtenir de l’aide, du soutien, du support, des subventions, des financements, des tarifs postaux préférentiels,… Pour ça, on a réellement soulevé des montagnes. Après coup, on s’aperçoit que les montagnes, ça sert à rien de les soulever si personne te donne d’emplacement pour les reposer. Parce qu’au bout d’un moment, à force de porter, tu t’épuises.

On a harcelé les institutions compétentes de courriers, de mail, de coups de téléphone, de visite. À force de persévérance, on a obtenu quelques rendez-vous. Dont un, qui nous a marqué, un peu plus que les autres.

 

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Preum’s au Ministère… Et alors ? 

Juin 2016, nous sommes reçues par Marie Derain, conseillère principale au cabinet de Laurence Rossignol, alors Ministre des familles, de l’enfance et des droits de la femme. L’entretien dépasse nos espérances. Mme Derain est disponible, à l’écoute, et semble passionnée par le projet. « Preum’s est un magazine formidable ! » « Oh, mais des initiatives comme ça, il en faudrait plus ! » « Porté par des femmes en plus ! Et jeunes ! Ah non vraiment, c’est formidable ! » « On va trouver un moyen de vous soutenir, parce que vraiment, des initiatives comme ça, c’est pas tous les jours ! »

Sans blague.

Après plus de deux heures d’entretien, des échanges de mails et des relances téléphoniques, nous attendons encore. Un an après, faut l’avouer, on commence à trouver le temps long. Sur le moment, pourtant, on y croyait. Parce que ce genre de retours, c’était tous les jours. Preum’s parvenait à séduire partout ou il passait : Mairie de Bordeaux, Conseil Régional, membres de l’Académie Nationale, j’en passe, et des meilleurs.

Oui, mais voilà : ce qu’on fait vous plait, et puis quoi ?

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