N°4 Avoir une idée, c’est bien. La mettre en oeuvre, c’est mieux.

Je ne sais pas si la manière dont nous avons procédé avec Preum’s était la bonne. Je crois que nous avons un peu avancé dans le désordre, si bien qu’il nous a parfois fallu retourner en arrière pour mieux avancer. Avant même de rédiger notre business plan, nous avons créé la maquette du magazine. Mettre en place la ligne éditoriale et la charte graphique nous a pris énormément de temps. Nous voulions un magazine à notre image, jeune, dynamique, vivant. Sauf que voilà, la presse pour enfant n’était pas vraiment notre lecture habituelle.

Nous voilà donc, Sara et Clara, 26 ans, à éplucher tous les périodiques kids présents sur le marché. On s’est gavées de Charlotte aux fraises, on s’est marrées avec Mickey, on a appris (« Oui-oui », vraiment !) avec 1 jour 1 actu, et on s’est désolées devant Manon. Et ça, tous les jours, durant des semaines. Etudier la concurrence nous a permis de savoir ce que nous voulions vraiment proposer et ce dont on voulait s’éloigner. Après quelques mois de travail acharné, la toute première version de Preum’s voyait le jour.

 

Naturellement, la rédaction du business plan a suivi. Quelque peu laborieuse. Nous n’en avions jamais rédigé. Jamais lu. Très peu vu. Puisque nous n’avions pas l’intention de faire de demande de crédit, le BP était pour nous un outil plus qu’une obligation. Il nous a permis de dessiner les contours de notre projet, de mettre en évidence les failles, de cibler les enjeux. Nous avons passé des heures, des jours, des semaines à rédiger, supprimer, rectifier. 

Nous avons sans cesse demandé conseil, et nous sommes rapprochées d’organismes tels que Réseau Entreprendre, le BGE, Initiative France, Les Pionnières, et j’en passe. Malheureusement, notre projet ne rentrait jamais dans leurs critères d’éligibilité : pas assez porté sur le digital, pas assez d’envergure, pas assez social, pas assez ceci, trop cela. De notre côté nous n’étions : pas assez jeunes, trop jeunes, pas assez nombreuses, pas assez riches, et parfois même pas assez pauvres. En bref, nous avons vite compris qu’il allait falloir nous débrouiller par nous même.

 

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